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Portrait d’adhérent #2 : Axelle Dacquin, Data Analyst chez Centravet

Pour démarrer 2021 du bon pied, nous avons décidé de réaliser une série de “Portraits d'adhérents” qui reviennent avec nous sur leur année 2020 : comment ils se sont adaptés à la situation, quels ont été leurs succès et ce que le numérique leur a permis de réaliser.

Nous rencontrons aujourd’hui Axelle Dacquin, Data Analyst chez Centravet. Centravet est une centrale de distribution de produits vétérinaires : aliments, médicaments et matériel médical, dont le siège se situe à Dinan. Depuis sa création en 1972, elle poursuit une croissance régulière et occupe à présent une place centrale dans la distribution chez les vétérinaires praticiens.

Axelle Dacquin, Data Analyst chez Centravet

Bonjour Axelle, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Data Analyst chez Centravet depuis janvier 2019. J’ai été recrutée par Laurent Brault, DSI de Centravet que j’avais rencontré lors d’un séminaire RH organisé par ADN Ouest. A l’époque j’étais dirigeante de Dynamax Informatique, mon entreprise de solutions data pour les PME. J’avais rejoint l’association ADN Ouest pour créer du lien, rencontrer d’autres professionnels du numérique, et j’ai fait beaucoup de belles rencontres. J’ai rejoint le Groupe de Travail ADN 35 et la communauté Data, et je me suis investie lors la  dernière édition de Girls’R Coding en Bretagne.

J’ai accepté de retourner vers le salariat car la mission que l’on m’a proposée était passionnante : la mise en place d’une solution BI au sein de Centravet. C’était un beau challenge à relever, tout était à construire !

Centravet est une très belle entreprise de distribution de produits vétérinaires. Nous avons mis en place une offre numérique pour la prise de commandes de produits à travers notre plateforme. Nous avons également une filiale, GMVet, basée à Rennes, qui propose une solution logicielle de gestion des cabinets vétérinaires. C’est un secteur qui ne connaît pas la crise, que ce soit en rural (animaux des fermes), en canin (chats et chiens principalement) ou avec les nouveaux animaux de compagnie (reptiles, rongeurs…)

Comment le numérique vous a aidé à traverser l'année 2020 ?

Grâce au numérique nous avons pu maintenir notre activité en télétravail. Nous avons pu le mettre en place très rapidement, même pour les collaborateurs qui n’étaient pas déjà équipés de portables. Nous avions déployé Teams dans l’entreprise fin 2019, et l’utilisation prenait doucement mais avec le confinement tout le monde s’est rendu compte de son utilité, que ce soit au niveau de la direction comme des collaborateurs. Nous avons pu mettre en place des réunions en visio et un partage de documents par équipes. La messagerie instantanée a également permis de garder le lien entre les collaborateurs et d'éviter le sentiment d’isolement. Nous faisions régulièrement des petits meetings pour descendre de l’information, et les réunions Teams permettaient de faire cela très facilement.

Chez ADN, le numérique nous a permis de rester informés et de continuer à communiquer avec les autres membres, mais j’ai le sentiment qu’on atteint la limite de l’exercice. On a forcément perdu les temps d’échanges informels où il se passe habituellement énormément de choses, où on crée une vraie valeur. Nous avons pris le pli de voir des webinaires : personnellement j’en vois beaucoup plus qu’avant, et je trouve le format des “Pauses-Café Éthique &Data” très pratique.

Chez Centravet notre outil numérique de prises de commandes était déjà en place.  Nous avons eu un pic de commandes à la mi-mars, ce qui a forcément été répercuté en avril par une pénurie de commandes. Mais à part cette variation, nous avons pu continuer avec notre activité habituelle. En revanche, les personnes en charge de la préparation des commandes et des livraisons ont dû continuer à travailler sur site.
 

Mon projet d’infocentre de la data qui avait commencé à être déployé fin 2019 a beaucoup aidé les managers à suivre l’activité en temps réel. Cet infocentre leur permettait d’avoir une vision globale des ventes de l’entreprise. Cela a été un beau succès.

Quelles bonnes pratiques pouvez-vous partager avec le réseau (succès, adaptations, améliorations) ?

La première bonne pratique que nous avons tous appris est évidemment d’éteindre son micro en visio quand on ne prend pas la parole. Et pour ce qui est des améliorations, c’est le réseau en campagne qu’il faudrait développer en France. Cela a généré de grandes difficultés pour moi quand nous étions plusieurs à la maison à devoir faire des visio. J’ai dû parfois me déplacer sur site pour avoir une meilleure bande passante.

En ce qui concerne l’organisation du travail, notre DSI a développé une méthodologie pour le partage de documents, car lorsqu’on communique par différents canaux, on s’y perd rapidement. Des équipes par projets ont été créées dans Teams pour ranger les documents. Il faut également faire très attention à la sécurité de la donnée et pour cela toujours partager à travers un réseau sécurisé.

Quel conseil pourriez-vous donner aux entreprises de votre secteur qui se demandent ce que le numérique peut leur apporter ?

Il y a des secteurs qui sont en grande difficulté aujourd’hui. Pour continuer à vendre leurs produits, les entreprises ont besoin d’une plateforme de vente en ligne. Nous avons eu la chance d’avoir des outils numériques qui nous ont permis de ne pas souffrir de perte d’activité. Nos délégués n’ont pas pu se déplacer autant sur le terrain pour la vente du matériel médical des vétérinaires, mais ceux-ci ont pu passer leurs commandes sur notre site.

Cette période a fait avancer toutes les entreprises dans leur usage du numérique, mais toutes ces pratiques ont un impact non négligeable sur l’environnement et pourtant méconnu du grand public, et en particulier des jeunes générations. Il faut maintenant s’attacher à sensibiliser à l’aspect écologique du numérique. 

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